L’écrin de beauté

Février 2014.
Les étoffes de dentelle s’entrouvrent pour révéler la douceur d’une ambiance de boudoir. 
Emma-Klara Sandberg, qui signe à nouveau ces vitrines, nous fait entrer dans l’intimité d’un instant pour soi.

Une tasse de thé fumant attend sur le plateau. La ritournelle d’Edith Piaf Non je ne regrette rien résonne au loin comme une douce berceuse. A demi vêtue dans la confidence du boudoir, songeant à notre tenue, on déficelle les boîtes à chapeaux. Les collants satinés suspendus au paravent jouent les éclaireurs.

Les cintres crochetés dansent, habillés de petits accessoires. On s’enveloppe d’un voile de poudre et d’un délicat parfum. Les rêveries envahissent l’esprit dans l’attente de l’appel du bien aimé. La raison s’accroche aux souvenirs capturés par l’appareil photo.

Dans le petit salon les magazines nous évadent de cet écrin de beauté esseulé. La valise garnie est prête à quitter cet isolement, ce doux fléau.